Treize ans après la loi sur le droit au logement opposable (DALO), le constat est alarmant : 71 713 ménages reconnus prioritaires sont toujours dans l’attente d’un logement, depuis un à onze ans, d’après le bilan 2019. C’est près de 10 000 ménages de plus que l’année précédente (62 907 en 2018). De plus, l’année dernière 34 451 nouveaux ménages ont été déclarés prioritaires par les Comed alors que seulement 20 883 étaient relogés.

Le Comité de suivi DALO, dont la Fapil est membre, s’inquiète de cette aggravation de la crise du logement, alors que le Logement d’Abord fait l’object d’un plan quinquennal du Gouvernement.

Le Comité de suivi DALO demande ainsi la mise en place d’un ‘plan d’urgence’, appliqué aux départements les plus en tension (l’Île-de-France en tête) :

  • empêcher les expulsions sans relogement préalable ;
  • établir un plan d’objectifs chiffrés et territorialisés de relogements ;
  • opérer au suivi régulier de l’état des relogements ;
  • soutenir le développement de l’offre et son adaptation aux besoins des ménages Dalo en termes de niveaux de quittances, de typologies et de localisations ;
  • s’assurer de l’application des décisions de justice et à ce titre reprendre les propositions du comité de suivi qui visent à rendre automatique le versement des astreintes directement aux demandeurs en l’absence de relogement ;
  • repérer les dysfonctionnements, les prérogatives non mises en oeuvre et les stratégies d’évitement pour proposer des voies d’améliorations.

Les associations du secteur du logement d’insertion restent mobilisées pour apporter un logement décent à de nombreux ménages en difficulté, et attendent une réponse ambitieuse de la part du Gouvernement.