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Municipales 2026 : nos propositions pour les candidats

By 5 janvier 2026janvier 12th, 2026Actualité du secteur

Les élections municipales de mars 2026 sont une opportunité unique pour placer le logement au cœur des priorités des communautés locales. Dans un contexte de crise durable, les décideurs municipaux ont aujourd’hui les leviers pour agir concrètement et durablement. La Fapil se mobilise pleinement pour sensibiliser les candidats et élus locaux aux enjeux du logement et promouvoir des politiques locales ambitieuses, solidaires et adaptées aux réalités de chaque territoire

Le logement, un levier pour les communes

À l’approche des élections municipales de 2026, le logement doit redevenir une priorité locale. Dans un contexte de crise durable – pénurie de logements abordables, hausse des coûts, aggravation du mal-logement – les décisions prises par les communes et intercommunalités ont des effets directs et durables sur la vie des habitants. Aujourd’hui, 7 Français sur 10 estiment qu’il est devenu difficile de se loger dans leur commune.

Urbanisme, politique foncière, attribution des logements sociaux, soutien aux projets associatifs ou mobilisation du parc privé à vocation sociale: les élus disposent de leviers concrets pour agir. À l’inverse, l’inaction ou des choix restrictifs renforcent les exclusions et fragilisent les territoires.

Porté par les associations, avec le soutien des collectivités, le logement d’insertion apporte des réponses concrètes en proposant des logements abordables et accompagnés aux ménages que le marché classique ne parvient pas à loger. Forte de ses 137 associations adhérentes, la Fapil se mobilise pour sensibiliser candidats et élus aux enjeux du logement et promouvoir des politiques locales ambitieuses, solidaires et adaptées aux réalités de chaque territoire.

Locataire AIVS

Nos ressources pour les candidats aux Municipales

Vous êtes candidat.e ? La Fapil et ses 137 adhérents partout en France sont à votre disposition !

Téléchargez notre livret pour comprendre les
enjeux locaux du logement.

Téléchargez notre document qui détaille les actions que vous pourrez entreprendre.

Rencontrez nos associations et intégrez des propositions concrètes à votre programme.

Consolidez vos connaissances sur les enjeux du logement social et très social, les leviers d’action et les priorités portées par la Fapil.

Les 3 chiffres clés du mal-logement

Plus de 2,7 millions de ménages en attente d’un logement social
et des centaines de milliers de personnes contraintes de vivre chez des proches faute de solutions adaptées. 


82 000 logements sociaux financés en 2024
un niveau historiquement bas, alors que la production de logements sociaux et abordables reste insuffisante face à cette demande croissante


450 000 logements indignes
qui présentent un danger ou un risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes qui y résident

Allons au-delà des idées reçues sur le logement !

Complémentaires aux actions de l’Etat, les maires disposent d’un panel d’outils pour développer une offre de logements abordables et de qualité sur leur territoire.. Ils peuvent orienter politiquement le développement urbain via le Plan Local d’Urbanisme (PLU), apporter un soutien financier aux logements sociaux et à la rénovation du parc locatif, mobiliser le foncier communal, initier des partenariats avec les bailleurs et associations, ou encore soutenir des programmes locaux adaptés aux besoins de leurs habitants. Leur engagement peut transformer les orientations nationales en actions visibles sur le terrain : les communes ont un rôle décisif dans le logement social et très social.

Le développement d’une offre de logements accessibles doit être considéré comme un investissement pour la commune. Il réduit à moyen et long terme des coûts plus lourds : hébergements d’urgence, insalubrité, précarité énergétique, difficultés sociales. Les projets peuvent mobiliser des financements croisés (État, bailleurs, collectivités, fonds européens) et stimuler l’économie locale. Les maires peuvent ainsi réaliser des projets viables sans grever le budget municipal, tout en renforçant la cohésion sociale sur leur territoire.

La clé est la concertation et l’information. En impliquant dès le départ les habitants, en expliquant l’objectif et l’intégration du projet dans la commune, les oppositions diminuent fortement. Les maires peuvent ainsi jouer un rôle central pour faciliter l’acceptation locale, rassurer les riverains et montrer que les logements les plus sociaux bénéficient à l’ensemble de la communauté, tout en favorisant la mixité sociale et le dynamisme local.

Les faits montrent le contraire : le logement très social n’attire pas la pauvreté, il permet aux habitants modestes et précaires de vivre dignement et de participer à la vie locale. Les maires peuvent agir sur la répartition territoriale, encourager la diversité des formes de logement et l’intégration dans les différents quartiers, mais aussi soutenir les associations qui accompagnent les familles. Ainsi, la commune devient un espace inclusif et équilibré, où le logement social contribue à la stabilité et à la vitalité du territoire.

La loi Climat et Résilience de 2021 a imposé des nouvelles normes de décence énergétique avec une interdiction de location des passoires énergétiques classées G depuis 2025, et F dès 2028. Les maires ont un rôle à jouer pour accompagner les propriétaires dans la rénovation de leurs biens, afin de préserver un patrimoine de qualité et confortable pour les habitants. Les collectivités peuvent apporter un soutien financier complémentaire à celui de l’Etat, identifier les propriétaires des logements vacants dégradés ou encore mettre en lien les propriétaires avec des associations compétentes pour réhabiliter leurs biens immobiliers.

Les grands enjeux locaux du logement

Un logement vacant, c’est une opportunité perdue pour votre commune.
Le développement de logements sociaux et très sociaux permet de remettre sur le marché des logements aujourd’hui inoccupés, notamment dans le parc privé. En réinvestissant l’existant, les collectivités freinent la dégradation de l’habitat ancien, requalifient leur patrimoine et maintiennent des centres urbains vivants.
Avec l’appui des associations, ces projets peuvent intégrer des opérations de rénovation énergétique ou de réhabilitation de logements indignes, apportant des réponses concrètes aux contraintes foncières et améliorant durablement la qualité du parc.

Loger, c’est aussi faire vivre les territoires.
Des logements sociaux et très sociaux bien intégrés renforcent l’attractivité des communes et participent directement au dynamisme économique local. Les ménages logés fréquentent les commerces de proximité, contribuent à l’animation des quartiers et renforcent la cohésion sociale.
En favorisant une densification maîtrisée et la rénovation du bâti existant, les collectivités limitent l’étalement urbain tout en générant de l’activité pour les entreprises locales du bâtiment et de la rénovation.

Le logement est une condition essentielle de l’équilibre local.
Face à la hausse des prix et à la pénurie de logements accessibles, le logement social constitue un levier concret pour permettre aux habitants de se loger dignement. Il favorise l’installation et le maintien des familles, des jeunes actifs, des seniors et des salariés modestes, et contribue à la mixité sociale des quartiers.
Une commune qui répond aux besoins de tous ses habitants est plus stable, plus attractive et plus résiliente. L’accès à un logement à coût maîtrisé facilite l’accès à l’emploi, à la scolarité et aux services essentiels.

Les maires disposent de leviers décisifs.
En matière de logement social, ils pilotent l’urbanisme, mobilisent le foncier et orientent l’aménagement des quartiers. Cette capacité d’action permet de maîtriser l’implantation des logements et de garantir leur bonne intégration dans la ville.
Le développement de logements sociaux et très sociaux contribue également, le cas échéant, au respect des obligations de la loi SRU et à l’évitement des pénalités financières. Anticiper les besoins futurs — vieillissement de la population, évolution des parcours résidentiels — permet de construire des territoires durables, inclusifs et équilibrés.

Parole aux élus

« Il est impératif de poursuivre et d’amplifier le développement d’une offre de logements à loyers accessibles pour permettre à tous les habitants de se loger. Nous avons fait le choix d’investir le parc privé pour répondre aux besoins des demandeurs de logement, en complément du soutien à la production de logements neufs. Les collectivités locales ont un rôle central : créer les conditions du dialogue entre les acteurs locaux du logement et s’appuyer sur leur connaissance des besoins des habitants pour construire une politique publique adaptée aux territoires.”

Thierry Repentin, Maire de Chambéry (Savoie)

“Notre ville, historiquement tournée vers l’industrie, doit aujourd’hui repenser son urbanisme. Face aux difficultés sociales rencontrées par une partie de la population, le logement s’impose comme une priorité : il constitue la première protection pour chacun. Il est un facteur essentiel de cohésion sociale et renforce l’implication des habitants dans la vie communale. J’appelle l’ensemble des communes à se mobiliser, en partenariat avec les associations de la Fapil. Il s’agit de conjuguer plusieurs leviers : développer un urbanisme répondant aux besoins de tous, permettre à chacun d’accéder à un logement digne et favoriser le maintien des habitants dans la ville. Ces actions participent à un cercle vertueux pour les commerces et les services, tout en renforçant l’inclusion.”

Vincent Bony, Maire de Rive-de-Gier (Loire)

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