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La Fapil a été invitée à participer à l’après-midi d’échanges et de mobilisation consacrée à l’encadrement des loyers, organisée à l’Hôtel de Ville de Paris. Alors que le dispositif pourrait arriver à échéance dans les prochains mois, élus locaux, associations et acteurs du logement se sont réunis pour dresser un bilan de son application et appeler à sa pérennisation.

Plusieurs maires de grandes villes, dont Lyon, Marseille, Montpellier, Lille, Rennes et Grenoble, ont ainsi partagé leurs expériences et leurs attentes.

A Paris, en 7 années l’encadrement des loyers a permis de restituer près de 2,8 millions d’euros de trop-perçus aux locataires. Les échanges et témoignages ont notamment rappelé un premier constat : l’encadrement des loyers produit des effets concrets pour les locataires.

En permettant de contenir les niveaux de loyers et leurs évolutions, il contribue à préserver la capacité des ménages à se loger dans les territoires où ils souhaitent vivre. Mais l’encadrement des loyers ne peut constituer à lui seul une réponse à la crise du logement, il doit s’inscrire dans une politique plus globale de régulation du marché locatif et de développement d’une offre abordable.

La lutte contre la vacance, la régulation des meublés de tourisme, le permis de louer ou encore le développement du conventionnement font partie des leviers complémentaires à mobiliser. À ce titre, les AIVS® portées par les associations de la Fapil contribuent à développer une offre locative abordable et sécurisée pour les propriétaires comme pour les locataires.

Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de sortir d’une opposition systématique entre propriétaires et locataires. La crise du logement ne se résoudra pas en désignant les uns comme responsables des difficultés des autres. Elle appelle au contraire à créer les conditions d’une relation locative équilibrée, avec des loyers compatibles avec les ressources des ménages et des dispositifs sécurisant les propriétaires.

À l’approche de l’échéance du dispositif, la Fapil réaffirme ainsi l’importance de préserver l’encadrement des loyers et de l’articuler avec une politique ambitieuse en faveur du logement abordable. Garantir le droit au logement suppose de permettre à chacun de se loger dignement, à un niveau de loyer compatible avec ses ressources, dans les territoires où il vit et souhaite vivre.

Continuons à se mobiliser en signant la pétition inter-associative !