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La Fapil s’associe aux organisations porteuses des programmes Slime, Territoires Zéro Exclusion Énergétique et Toits d’Abord pour dénoncer la décision du Gouvernement de mettre fin à leur financement. Prise sans concertation, cette décision fragilise les collectivités territoriales et prive les ménages les plus modestes de dispositifs indispensables à leur accès à la rénovation énergétique.

Le Communiqué commun >

Le Gouvernement fragilise l’accès des plus précaires à la transition énergétique

Le 23 avril dernier, le Gouvernement présentait son plan national d’électrification, avec l’ambition d’accélérer la transition énergétique et de réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Pourtant, en supprimant le financement de trois programmes essentiels, il fragilise les moyens qui permettent aux ménages les plus modestes de bénéficier concrètement de cette transition. En effet, financer des équipements et des travaux ne suffit pas. Les ménages confrontés à la précarité énergétique ont besoin d’être repérés, informés et accompagnés pour connaître les aides existantes et accéder aux dispositifs de rénovation. Sans cette ingénierie de proximité, une partie d’entre eux restera éloignée des politiques publiques.

Trois programmes qui ont pourtant fait leurs preuves

Les trois dispositifs concernés répondent à des besoins complémentaires :

  • Slime, porté par le CLER, facilite le repérage et l’accompagnement des ménages en situation de précarité énergétique. Depuis 2013, il a accompagné plus de 120 000 ménages et leur permet d’économiser en moyenne 329 € par an.
  • Territoires Zéro Exclusion Énergétique accompagne les ménages très modestes dans leurs travaux de rénovation. Après avoir bénéficié à 2 000 ménages, son renouvellement pour 2026-2030 prévoyait d’accompagner 23 000 personnes dans 35 territoires.
  • Toits d’Abord, porté par la Fondation pour le Logement des Défavorisés, soutient la production et la réhabilitation de logements très sociaux par les opérateurs de la maîtrise d’ouvrage d’insertion (MOI). Depuis 2012, plus de 8 000 logements ont bénéficié de ce programme, avec une réduction moyenne de près de 65 % de leur consommation énergétique.

Pour les associations de la Fapil, Toits d’Abord constitue un levier essentiel pour réhabiliter des logements dégradés ou vacants, développer une offre très sociale et réduire durablement les charges des occupants. La suppression de son financement fragilise directement leur capacité à mener ces opérations.

La transition énergétique ne peut se faire sans justice sociale

La suppression de ces trois programmes marque un recul des moyens consacrés à l’accompagnement des ménages les plus vulnérables et à l’action des collectivités territoriales. La transition énergétique ne peut pas se limiter au financement des équipements et laisser de côté les personnes qui ont le plus besoin d’être accompagnées. Elle doit également permettre de rénover les logements les plus dégradés et de développer une offre accessible aux ménages modestes.

Avec les organisations signataires, la Fapil demande au Gouvernement de revenir sur sa décision et de préserver le financement de ces trois programmes, indispensables à une transition énergétique qui ne laisse personne de côté.